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Les légendes d'Angles

 

Si la malebête, de par sa renommée, demeure l'objet de toutes les interrogations, il subsiste aussi dans la cité angloise nombre de contes légendaires qui méritent toute votre attention. Entre souterrains secrets, trésors enfouis et personnages mystiques, l'Histoire nous renvoie aujourd'hui l'écho déformé de légendes dont on ne sait si elle puisent leurs origines dans la vérité historique ou la fabulation populaire ; toujours est-il qu'elles sont toujours omniprésentes dans l'imaginaire collectif d'un pays où la frontière entre réalité et mystère paraît bien mince…


Les souterrains

Le sous-sol de la commune d'Angles, au caractère géologique propice (calcaire), recèle et recèlerait de nombreux souterrains avec tous les mystères inhérents à ce genre de constructions. La plupart sont connus depuis longtemps, d'autres ont été révélés par des travaux récents, certains enfin sont introuvables mais paradoxalement profondément ancrés dans les esprits : ainsi, un souterrain aurait relié la Tour de Moricq à l'église d'Angles d'où partiraient ensuite d'autres émissaires rejoignant certaines maisons du bourg. Une autre version mentionne carrément la présence d'un réseau de souterrains permettant de relier autrefois Fontenay le Comte aux Sables d'Olonne via Luçon et Angles. Enfin, mentionnons les recherches de l'abbé Baudry qui, au siècle dernier, aurait découvert un très long souterrain partant de l'église. Il en aurait localisé l'entrée, dissimulée dans l'édifice, l'aurait parcouru sur plus de 4 à 500 mètres sans jamais arriver au bout. Il aurait rebroussé chemin et la cavité, pour le moins étrange, n'aurait plus jamais été visitée…


Les trésors

Sur la façade nord de la Tour de Moricq sont gravés des signes bien étranges qui évoqueraient le plan de cache d'un trésor enfermé dans la Tour. Ce coffre en cuivre jaune ne serait accessible qu'au moment du Sanctus de la messe de minuit, ce que confirmerait l'interprétation des dessins extérieurs.
Aussi, comme cela est souvent le cas pour les trésors cachés près des monuments antiques et qui révéleraient des dépôts d'offrandes païennes, un veau d'or serait enfoui sur le site de l'ancienne chapelle du lieu-dit la Motte au-dessus des ruines de laquelle une lumière blanche planerait parfois.


Les personnages mystiques

Ils portent des noms étranges, œuvrent le plus souvent la nuit et leur simple évocation suffit à assagir le plus turbulent des garnements. Découvrons donc ces personnages qui hantent parfois le marais et les nuits des petits…

A Moricq, petit hameau d'Angles, l'église et la Tour de Moricq serait le chef d'œuvre des fées du pays, à l'instar de la fée Mélusine dans le remarquable village de Vouvant. Habitant les souterrains de la région, elles auraient apporté les matériaux nécessaires à leurs constructions en une nuit et trois dornées (mot patois signifiant la poche formée par le tablier de la paysanne lorsqu'elle en remonte les bords), ce qui démontre toute l'étendue de leur pouvoir !

La Garache (dérivé féminin de garou) est une personne humaine, un grand coupable qui, chaque nuit, est changé en bête pendant un temps plus ou moins long selon la gravité de son crime. Pour lui redonner sa forme humaine, il faut le blesser de manière a ce que le sang coule. Pour l'atteindre avec une balle, il faut que l'arme soit impérativement chargée avec trois morceaux de pain bénit lors des trois messes de minuit. A Angles, on raconte qu'une Garache aurait été tuée dans le champ des pérochelles à l'est du bourg et qu'une autre serait passée de vie à trépas auprès de la cabane de la petite lamberde, à proximité de la Tour de Moricq. Cependant, cette dernière n'était autre qu'une reine d'Angleterre transformée par la malédiction et condamnée à visiter sept paroisses par nuit pendant sept ans…

D'autres personnages sont aussi présents dans l'imaginaire collectif de la région comme les farfadets, aimables et charmants petits lutins qui hantent les maisons la nuit et viennent quelquefois écouter aux portes pour entendre les conversations des veillées. Ou bien encore la belle et chaste Dame Blanche, lointain souvenir des druidesses habillées de blanc, qu'on pouvait voir voler par les nuits glacées à travers les airs et dont la baguette magique avait le pouvoir de soulever ou d'apaiser les tempêtes de l'océan.

Citons enfin dans ce terrible défilé fantastique l'histoire du " Cheval Malet ", coursier blanc magnifique, toujours sellé et toujours bridé, qui se présentait la nuit au voyageur en peine et fatigué d'une longue route. On raconte qu'un coureur de cabaret et de veillée rencontra un soir le complaisant palefroi qui fléchit le genou pour permettre à son cavalier de bien se placer en selle ; mais à peine l'imprudent avait t-il saisi les rennes qu'il se sentit emporté, avec une rapidité vertigineuse, à travers le marais, les plaines, les collines, les broussailles, les ruisseaux et qu'on ne le revit plus jamais. Pourtant, la légende raconte qu'il existe un seul et unique moyen pour l'arrêter : jeter devant le galopant canasson six pièces de monnaie marquée d'une croix. Vous avez dit bizarre ?...

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La légende de la bête

Le patrimoine


L'église d'Angles

La Tour de Moricq





Un indice pour decouvrir le trésor de la Tour de Moricq ? à vous de voir...

 

 

 

 

 


Une des 3 statues
sans tête de l'église d'Angles