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" Le savant qui osa croiser une poule avec
un lapin " : cette expression devenue aujourd'hui le titre
d'un livre (Gilles Bresson) résume parfaitement la personnalité
d'un des plus grands savants du XVIIIe siècle, René
Antoine Ferchault, seigneur de Réaumur. A la fois biologiste,
entomologiste, inventeur, métallurgiste, naturaliste, physicien,
cet esprit encyclopédique en dehors de " l'Encyclopédie
" possédait une propriété à Angles
et venait, dit-on, y séjourner au gré du temps et
de ses découvertes
Sa vie, son oeuvre
Né à la Rochelle en 1683, René
Antoine Ferchault, Seigneur de Réaumur, figure parmi l'un
des plus grands savants du XVIIIe siècle. En effet, après
avoir étudié le droit à Poitiers et à
Bourges, il s'installe à Paris en 1703 où il se consacre
aux sciences. Admis à l'Académie Royale des Sciences
à l'âge de 25 ans, il multiplie par la suite les découvertes
dans de nombreux domaines : mathématiques, physique, biologie,
sciences naturelles...
Même s'il est surtout connu du grand public par le thermomètre
qui porte son nom, il est aussi considéré comme
le fondateur légitime de la sidérurgie scientifique
grâce à ses recherches sur les alliages ferreux et
son article paru en 1722 "l'art de convertir le fer forgé
en acier".
Véritable "touche à tout" (étude
entre autres sur les insectes, la digestion, la technique du verre,
pionnier de la génétique...), ce savant à l'esprit
encyclopédique s'éteint en 1757 à St Julien
du Terroux en Mayenne.
Sa vie angloise
René Antoine Ferchault a donc partagé
sa vie entre Paris, Réaumur, en Vendée, et St Julien
du Terroux en Mayenne. Cependant, certaines informations laissent
à penser que le savant avait hérité de son
père la métairie des forges à Angles,
dont subsiste aujourd'hui la maison attenante à ce bâtiment
(rue des Forges). D'ailleurs, dans la biographie de Jean Torlais
consacrée à Réaumur (Editions Albert Blanchard,
1961), l'auteur cite " A Réaumur, la nouvelle de sa
mort parvient le 27 octobre et Jean François Joseph Moreau,
lieutenant général civil et criminel de Vouvant, procède
à l'apposition des scellés en présence de Nicolas
Savary, chargé de procuration par Mme de Nantia, et le lendemain
au village de la ville d'Angles où le défunt possédait
une métairie ".
Ainsi, Réaumur séjournant chaque année à
l'automne dans son manoir du bocage vendéen, il est probable
qu'il retournait quelques jours dans sa propriété
angloise, ne serait-ce que pour profiter de la proximité
du littoral et réaliser de ce fait quelques études
aujourd'hui reconnues sur les algues marines ou autres coquillages.
En mai 2000, Angles a consacré, avec la collaboration
du Cercle des Amis de Réaumur, une exposition sur ce scientifique
exceptionnel afin de faire connaître ses attaches locales
largement méconnues.
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