
Bourg typique et authentique du Sud Vendée, aux murs de pierres dorées par le soleil, Angles vous invite à la découverte de ses mille richesses : les venelles du vieux bourg, son église, joyau de l’art roman et gothique, le bourg de Moricq et son imposante Tour, vestige d’un passé chargé d’histoire…
L’église d’Angles est considérée comme une des plus remarquables de Vendée. Elle est fondée en 1080 par un puissant baron. Au XIVème siècle, une abbaye complète l’ensemble, mais les troupes royales lui infligent de sérieux dégâts en 1371 et les ravages des guerres de Religion mettent fin à la vie conventuelle en détruisant les bâtiments de l’abbaye et une partie de l’église vers la fin du XVIème siècle. Finalement, elle est classée Monument Historique en 1913. Remarquablement préservée, c’est un très bel exemple du style gothique Plantagenêt. Quant à l’ours situé sur son pignon, il est associé à la légende de la Malebête qui terrorisait les villageois. Un saint homme du nom de Martin la dompta et, sous les moqueries des Angloises, la pétrifia sur le pignon de l’Église. Elle se nourrit désormais de la beauté des filles d’Angles.


Le village de Moricq, hameau de la commune d’Angles, était autrefois un port très actif pour le commerce des grains. Au fil du temps, l’océan s’est retiré laissant à l’Homme le soin de façonner l’un des plus beaux paysages qui soit. Pour protéger l’embouchure du Lay et son commerce fluvial, la Tour de Moricq fut construite. Elle perdit rapidement ses fonctions défensives, mal adaptées aux nouvelles techniques de combat. Elle reprendra du service comme prison durant les guerres de Religion puis servira de grenier à grains du 18ème au début du 20ème siècle. Classée Monument Historique, elle devient la propriété de la commune d’Angles en 1988.
Si vous longez le canal des Bourrasses, vous trouverez au détour d’un chemin un charmant pavillon qui ne se lasse de se mirer dans le miroir des eaux vertes et tranquilles du marais : le Pavillon ou Octroi. Son nom et sa fonction font aujourd’hui débat. Octroi, servait-il à prélever les taxes des marchandises débarquées du Port de Moricq ? Pavillon ou Pavaillon, n’aurait-il pas eu simplement la fonction d’édifice de réunion et d’archivage du Syndicat des Marais ?


On connaît Moricq pour sa Tour mais aussi pour son port situé à l’embouchure du Lay, connu sous le nom du port de commerce et de pêche du « Grand Jonchet » au XVème siècle. Abandonné au profit de celui de Saint-Benoist-sur-Mer, il fut rétabli vers 1730 par Madame de la Taste. Jeune veuve d’un Maréchal de camp de Louis XIV, elle se fait connaître par la mise en place d’une vaste entreprise d’assèchement des marais. En 1793, lors de la Révolution, il ravitailla le port des Sables d’Olonne et lui permit ainsi de résister au siège des « insurgés ». Très florissant, ce port eut une activité primordiale et connut son apogée vers 1886, on dit qu’il fut le premier exportateur de grains de la façade atlantique en 1844. Peu à peu envahi par la vase, il cessera son activité en 1906.